Par une journée pas comme les autres, je me senti si libre et si léger. Je marchais dans le sable sec près de l’écoulement des vagues du pacifique, voyant les grains épouser et dorloter mes pieds. Je me sentais si bien sur cette plage, avec les arômes salés et l’amertume que l’océan peut transmettre par ses odeurs. Le chant des oiseaux et les gens derrière moi qui courait en jouant au “frise-bee”. Le soleil jaïssant sur ma peau entre coupé de passage nuageux donnant un répits agréable de cette chaleur envoutante et libératrice. Marche plutôt lente, comme si j’avais une canne. Lenteur que je rapporte sans doute à une ancienne blessure, j’en suis plus sûre. Les yeux écarquillés et dans un vide total j’arriva sur une petite falaise donnant sur la mer. Dans un élan de bien être, je m’y suis laissé aller afin d’éveiller mes sens à l’eau turquoise qui m’envoûte. C’est au moment où je toucha l’eau…
Je senti un pincement sec et abrupte…
HURLEMENT…

Par une journée pas comme les autres, je me sentais pratiquement libre, mais stressé. Je marchais dans un long couloir, pieds nus et j’y voyais des écorchures, du bleu et des mousses granuleuses. Marchant dans ce macabre couloir, j’étais dans une dualité d’espoir et de peur. Les odeurs vinaigrés n’était pas sans me rappeler un hôpital, vous n’imaginez pas l’angoisse que peut transmettre cette idée. Les racaillements que l’on entend dans une alerte à l’intercom, les lumières du plafonnier qui sursaute d’instabilité et les gens derrière moi, courant et échappant ce qui semble être un cahier de notes. J’essais de marcher plus vite, mais il m’apparaît que je suis enchaîné à une sorte de paterre avec un sac remplie de liquide. Abasourdie, je perçois que je suis limité et sans doute blessé. Les yeux écarquillés, remplie d’incompréhension et de terreur. Ayant, pour combattre le vide qui m’habite, la seule conviction que je dois franchir la porte au bout du couloir. La porte où l’on voit une lumière vive et invitante. Enfin, je franchi la porte et…
Je senti un pincement sec et abrupte…
HURLEMENT…
Me voilà, à nouveau sur la plage, par une journée particulière…

Jimmy Marquis
2 février 2017.

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